Photo d’Emmanuel LUYET

Little Big Steve

Elu « Best resilience doc » au Indie doc pro film festival 2022

Synopsis

Nairobi, un bidonville d’un million deux cent mille habitants. Au milieu de cela, un enfant de six ans, Steve, décide d’aller à l’école contre l’avis de sa famille. Cette décision lui coûte de vivre huit ans dans la rue. Ses maîtres d’école et un curé payent ses écolages. Ses parents sombrent dans l’alcool, ses frères et soeurs plongent dans la drogue, le vol et la prostitution. Une vingtaine d’années plus tard, diplômé en psychologie, il revient auprès des enfants laissés pour compte, abusés physiquement et sexuellement, comme lui l’a été. Selon les statistiques 50% des enfants des bidonvilles sont abusés. Steve a construit une école enfantine à Mathare pour apprendre aux enfants leurs droits, notamment celui à ne pas être battu ni à ne pas être abusé sexuellement, de même que le droit à l’éducation et à la nourriture. Ces notions leur donnent une chance de s’en sortir. Ceux qui exploitent les enfants n’aiment pas les activités de Steve mais les gens de Mathare le soutiennent.

L’histoire

Tiziana Caminada, Alice Denyse et Yves Matthey ont rencontré Steve dans l’ouest du Kenya en 2014 lors d’un voyage solidaire avec l’association Solferino. Tiziana et Yves tournaient un documentaire sur Rafiki Wa Maendeleo Trust pour le compte de l’association.

À cette époque, Steve faisait un stage à Rafiki dans le cadre de ses études en psychologie à l’université de Nairobi. Il encadrait les enfants vulnérables de la communauté dans les alentours de Rafiki. Il avait épaté Tiziana, Alice et Yves par son sens de la communication, et par son travail avec les enfants et leurs familles. Ils ont alors décidé de l’interviewer pour le documentaire sur Rafiki.

En 2017, Yves et Tiziana sont retournés à Rafiki pour chercher Steve. Ils ont appris qu’il était retourné à Mathare pour ouvrir une école pour les enfants abandonnés et vulnérables du bidonville.

Le but était de leur apprendre leurs droits, afin qu’ils ne soient plus abusés, de leur donner une éducation de qualité, de les nourrir et de s’occuper de leur santé. À cette époque, environ 220 enfants fréquentaient « Happy Star », l’école qu’il avait baptisée ainsi.

Yves et Tiziana tournent un film documentaire sur le sujet. Durant le tournage qui a duré 4 jours, ils ont pu rencontrer des chefs de gangs, d’anciens collaborateurs, des professeurs, des enfants et la famille de Steve. De retour à Genève, Tiziana monte et réalise ce film pendant 6 mois. Ce fut le début d’une aventure intense et  passionnante.

Un carton plein et quatre prix

Tous ceux qui ont assisté à la projection ont été touchés par la résilience et la détermination de Steve.

En 2019, Tiziana a envoyé le film à Jean Zermatten, ancien juge des mineurs et fondateur du centre d’études pour les droits de l’enfant relié à la faculté de droit de l’université de Genève. S’en est suivi une projection lors des festivités des 30 ans de la convention des Droits de l’enfant. L’université de Genève a ensuite invité Steve pour une projection spéciale à l’auditorium Arditi en présence de Jean Zermatten et également Philippe Jaffé, docteur en pédopsychiatrie. Tous les deux font partie de la commission internationale des Droits des enfants auprès de l’ONU.

L’ONU a également invité Steve et Tiziana à participer aux 3 journées d’un symposium lors de l’événement pour les 30 ans de la convention relative aux Droits de l’enfant, une manifestation organisée avec la collaboration du OHCHR. Plusieurs projections s’en sont suivies au Cinélux de Genève, à L’ECAL de Lausanne, à Chambésy, au centre des loisirs du Grand- Saconnex. La dernière projection organisée en octobre 2022 avec CinéONU qui s’est vu honorée de la présence d’Olivier De Schutter, rapporteur spécial de l’ONU sur les droits de l’homme et l’extrême pauvreté, a rencontré un franc succès.

Le documentaire a remporté The IndieFEST film award en 2021, The Indie Doc Pro award en 2022, le Beyond Earth film festival award en 2022 et My Hero film festival award en 2022

Les enfants de Mathare ont besoin de vous

Nous avons besoin d’avoir des enseignants qualifiés ainsi que du matériel scolaire approprié. Nous avons également besoin de nourriture pour les enfants. Ce qu’ils mangent à l’école est souvent tout ce qu’ils ont pour la journée.

Les enfants de Mathare ont besoin de vous

Nous avons besoin d’avoir des enseignants qualifiés ainsi que du matériel scolaire approprié. Nous avons également besoin de nourriture pour les enfants. Ce qu’ils mangent à l’école est souvent tout ce qu’ils ont pour la journée.

Photo d’Emmanuel LUYET